Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 10:30


1137-inso2-1.jpg

 

 

 

Depuis son plus jeune âge, Tabyldy Kaioupov rêve de faciliter la vie nomade de ses proches.

Aujourd’hui ingénieur à Astana, il travaille sur un projet de yourte volante capable de léviter au-dessus des steppes en suivant les troupeaux durant les transhumances.

La coupole serait remplie d’hélium et le mât équipé d’une hélice. Creux et en Duralumin, il fonctionnerait comme une chambre à vide. Une fois l’air expulsé, l’ensemble s’allège et peut prendre son envol, et pour le poser il suffit de le remplir d’air à nouveau.“La yourte fait 314 m2 au sol et 28 mètres de haut jusqu’à l’hélice. C’est énorme, mais selon mes calculs une structure plus petite ne parviendrait pas à voler.

En revanche, on peut même envisager un palais volant ! Le poids total est de 3 tonnes en comptant le mobilier, qui est entièrement intégré à la construction et qui assure la portance. On peut ajouter 1 tonne supplémentaire.

Une fois dans les airs, la yourte sera si légère qu’on pourra l’atteler à un chameau, ou qu’un adulte pourra la tirer comme un ballon. Je ne conseillerais pas de la confier à un enfant, parce qu’elle offre une certaine prise au vent. Mais quel bonheur de pouvoir déplacer son campement sans perturber le sommeil de sa famille !”Une éolienne fixée en haut du mât permettrait aux bergers d’avoir l’électricité.

Autre progrès technique, des toilettes biologiques transformeraient les excréments humains et animaux en méthane. M. Kaioupov imagine sous la yourte une foreuse qui, couplée à un GPS pour le repérage des nappes, permettrait d’extraire non pas du pétrole, mais de l’eau.

Cette année, avec une équipe de chercheurs, il a mis au point un moyen, récompensé par l’Etat, de décontaminer l’eau et de la dessaler si besoin. Les bergers nomades auraient ainsi de quoi boire, et à l’occasion de prendre une douche, voire un bain chaud. Une réserve d’eau pourrait être conservée dans le mât, ce qui constituerait un lest, offrant à la yourte une meilleure résistance aux vents et aux tempêtes.

L’abri volant “ne servirait pas seulement aux bergers, dit M. Kaioupov, mais aussi à des géologues en prospection, à des pêcheurs, à des explorateurs. Il pourrait même être installé en ville, il n’est pas obligé de voler, c’est un habitat tout confort, avec des matériaux non polluants.

Certains de mes homologues trouvent ce projet irréalisable, mais je ne vois pas pourquoi. Toutes les techniques requises existent déjà.” La compétence du chercheur ne saurait être mise en doute : il a pris part à la construction de plus de 60 bâtiments à Astana, dont le vélodrome et l’hôtel Pékin Palace.

Sa yourte, hommage au nomadisme, n’est toutefois pas constituée d’une armature en bois couverte de feutre mais de panneaux rigides contenant une couche d’isolant, et elle est équipée de fenêtres en Plexiglas. Elle fait appel à la bio-ingénierie, aux technologies moléculaires, et même à l’intelligence artificielle, qui lui permet de réguler sa distance avec le sol et d’avertir le propriétaire d’un danger.

La vitesse de vol devrait atteindre 20 km/h, pour une altitude maximale de 1 mètre. L’engin, qui n’existe pour l’instant qu’en version 3D sur ordinateur, ne devrait pas faire peur au bétail. Sa construction pourrait coûter quelque 320 000 euros [le salaire moyen local équivaut à 400 euros par mois].

L’inventeur est persuadé que l’investisseur qui lui permettra de concrétiser son projet sera promis à la fortune, et que les yourtes volantes supplanteront un jour avions, trains et appartements panoramiques. 

Togjan Gani, Vremia (extraits), Astana

source: Courrier international

merci à : Tophe Marquette

 

 

 

picto-broudnain.jpg


Partager cet article

Repost 0

commentaires

pour croiser la caravane
2 RIEN MERCI
cliquez sur le cornet
undefined

Formol

Hygiaphone