Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 07:42
http://lh5.ggpht.com/_i8Bbcmpy_5s/StLms_nT2mI/AAAAAAAABF0/6XngD3gmqWg/s800/P101009_21.43.jpg

http://lh3.ggpht.com/_i8Bbcmpy_5s/StLmst0WDwI/AAAAAAAABFw/hhmSjogTwa8/s800/P101009_21.39.jpg
photos: Alice

La compagnie « Les Armoires Pleines » a été fondée en 2008 sous l’impulsion de Stéphanie Sacquet et Laura Dahan. Le spectacle Les vieilles petites filles est leur première création. L’ambition est d’établir un dialogue entre les arts plastiques et le spectacle vivant.

Rêvant d’un petit théâtre ambulant fait de bric à brac, d’objets et de corps usés, elles engagent une réflexion sur les frontières entre l’inerte et le vivant, le réel et l’imaginaire, s’attachent à la construction de poèmes visuels au travers d’un univers singulier et explorent de nouvelles formes dramaturgiques et scéniques.

Stéphanie Sacquet est plasticienne, sa pratique s’ancre autour du personnage de la poupée, laquelle est façonnée à l’aide de fils et d’une aiguille, puis parée d’accessoires féminins quelques peu désuets, elle prend la pose au sein d’installations in situ. Elle poursuit des recherches théoriques sur les notions de suggestion, de « rendre étrange » du corps et d’ambivalence dans le cadre d’une thèse d’arts plastiques à l’université Paris 1.
Laura Dahan est actrice et metteur en scène, elle axe son travail sur l'écriture théâtrale contemporaine tant sur le plan dramaturgique que scénique. Elle a développé une pratique en tant que metteur en scène autour de la duplicité de l'être humain et de ces traductions poétiques. Elle accorde une grande importance à la recherche et à l'expérimentation, à la rencontre des arts, et à l’explosion scénique afin de trouver son langage propre.

Dans la pénombre, une femme s’habille puis se déshabille soigneusement, lentement ; une seconde s’applique à se peindre les ongles dans une cage de verre. Une mariée décousue devant derrière, avance, recule en soulevant le plissé de sa robe.
Et puis il y a les autres, celles qui ne bougent pas, celles qui ne vivent pas…
Cette fille aux bras trop longs qui recommence, sans cesse, son curieux manège dans le décor d’une chambre à coucher quelque peu désuète…Leurs actions sont orchestrées par des personnages vêtus de noir soufflant des indications mystérieuses à l’oreille de ces figures de chair et de chiffon.

Ce spectacle est écrit comme la reconstitution imaginaire d’une mémoire, une déambulation au travers d’un univers familier et inquiétant où surgissent des fragments de souvenirs.
Etrange territoire où la règle d’or est la lisière. Entre l’installation et la performance, l’intérieur et l’extérieur, le rêve et la réalité, le mouvement et l’immobilité. Ces personnages improbables se racontent, se dévoilent mais n’expliquent jamais rien…

Ici, la narration est délibérément absente, l’espace scénique devient le lieu d’une véritable expérience et provoque une rencontre visuelle, corporelle.
Au travers d’une esthétique désuète proche du théâtre populaire de foire, Les vieilles petites filles se présente comme une sorte de boite à musique géante où tout se met en branle pour finalement retourner à son état d’immobilité.

le myspace de la cie les armoires pleines







Partager cet article

Repost 0

commentaires

pour croiser la caravane
2 RIEN MERCI
cliquez sur le cornet
undefined

Formol

Hygiaphone