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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 20:35

 

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Dans les années 50 à New York, la photographie n’était pas encore perçue comme une discipline artistique même si de nombreuses personnalités la pratiquaient avec sérieux. Le travail photographique de Saul Leiter est influencé par la peinture ; lui même étant venu à Paris comme peintre.  Être inconnu, confiait Saul Leiter, lui a toujours paru une position des plus confortables. Il partageait avec ses amis peintres cette conviction : ce gage de liberté.

 Ce travail fut montré au Musée d’Art Moderne de New York en 1953 et en 1957,Edward Steichen, alors en charge de la photographie au MOMA, l’avait remarqué et inclus dans sa conférence « Experimental Photography in Color » en 1957.

 Pendant 20 ans, il continua d’arpenter les rues, et son travail fut redécouvert bien plus tard, au milieu des années 1990. 

Son traitement de la couleur est très personnel, et novatrice à une époque où la photographie artistique était en noir et blanc. 

 Il traite ses sujets avec une grande liberté et maîtrise. Il découpe ce qui l’intéresse au sein de cadrages toujours incongrus. Les figures humaines sont traitées comme des formes qu’il démembre à plaisir. Dans un deuxième temps seulement, nous pouvons apercevoir un marchand de journaux ambulant, un travailleur. Le sujet, l’anecdote semble chez Saul Leiter être dilué sous de multiples voiles, à travers différents obstacles. (Reflets, vitre embuée…)  On devine l’infinie mobilité qu’il fallait à Saul Leiter pour parvenir à saisir sur le vif ces fugitifs instants. Il possède une perception exceptionnellement aiguë.

Saul Leiter saisit un entre-deux mondes délicat à mille lieux de la dureté d’une telle métropole : un monde flottant, embué. La condensation sur les vitres présente dans de nombreuses photos, fait l’effet de miroirs ou plutôt de voile. Nous pouvons dire que les conditions du visible et météorologiques mettent à l’épreuve le corps ; son poids aérien. Tout semble être atténué comme par miracle. Ce chromatisme patiné semble remplir une fonction symbolique : celui du souvenir. Ses images sont nimbées d’un voile de tendre nostalgie, elles métamorphosent la réalité pour créer un univers à la fois poétique, onirique et apaisante.

« Les voiles  chromatiques » de Saul Leiter, au lieu d’accélérer la transparence des êtres et des choses, remettent de l’énigme dans le monde. « Voiler pour mieux dévoiler » semble être son propre mode opératoire.

Tania Koller

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