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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 15:05




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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 10:55
Eugène Chadbourne est un compositeur, improvisateur, guitariste et joueur de banjo américain. Chadbourne a commence par jouer de la guitare dans un groupe de rock ‘n roll mais s'est rapidement lassé des formes conventionnelles. Certains débuts de chansons peuvent vous paraître familiers, mais même si vous avez déjà entendu Eugène les jouer, elles auront totalement changé cette fois. Au coeur de son travail d'improvisation se trouve la compréhension de la musique, l'instrument, l'espace et tout ce qui créé l'instant. Ce qui guide Eugène, c'est son amour sans bornes de la musique Country.

LE CAS ETRANGE DU DOCTEUR CHADBOURNE

Par Arnaud le Gouefflec




J'ai eu la chance de rencontrer et de jouer avec Eugene Chadbourne lors du Festival Invisible 1, en 2006,  Eugene jouait sur une grande guitare électrique rectangulaire, un peu comme celle de Bo Diddley, qu’il avait achetée 250 dollars. Il jouait épouvantablement faux : lorsque ça devenait trop criard, il donnait un tour dans les mécaniques et retombait très approximativement sur ses pattes, mais plus les répétitions avançaient, plus il se désaccordait, jusqu’à la cacophonie. Et de temps à autre, il donnait de grands coups de clef dans le mauvais sens.
On a invité Eugene Chadbourne à venir jouer à Brest en 2006. A l'affiche, il y avait aussi Les Primitifs du futur. Le leader des Primitifs, Dominique Cravic, donnait comme consigne à ses musiciens de s'accorder en 442 Hertz. Le la est à 440 hertz, je crois, mais pour tomber pile au diapason du Vibraphone que l’Ecole de musique nous avait prêté pour eux, il jugeait utile de fignoler à deux hertz près. Eugene Chadbourne, lui, s'arrêtait à la fin d'un morceau, chancelant, et demandait: "on était en Mi ou en Fa?".

Sur la pochette d’un des disques qu’il a fait avec Jimmy, on voit les deux gaillards derrière des barreaux, à la fenêtre d’un bistrot. Le titre résume : Locked in a dutch coffee shop, c’est-à-dire Prisonniers dans un Coffee Shop hollandais. Qui les y a enfermés ? Et pourquoi ? Et que vont-ils être contraints de faire en attendant qu’on vienne les libérer ? Tout cela reste assez mystérieux.
Le duo qu’ils forment depuis des années s’appelle The Jack and Jim Show. Ils sont tour à tour Jack et Jim, se repassant leurs petits noms au gré de leur fantaisie : « Who is Jim today ? » . Ils ont sorti un bon paquet de disques, sur lesquels ils reprennent Zappa, Hendrix, Captain Beefheart et tout un tas d’autres trucs, en passant et repassant le tout à la moisonneuse batteuse. Jimmy a une voix de bluesman : c’est une légende du rock’n’roll. Il incarne un pan d’histoire à lui seul. Pour Eugene, c’est autre chose. C’est le guitariste le plus ramifié du monde connu.
Il y a d’abord sa carrière, qui est un tissu effroyablement complexe de collaborations, une fourmilière de plus de 200 albums. Il y a le Jack and Jim Show, il y a Schockabilly, il y a les albums avec John Zorn, avec le groupe Zu, avec Noël Akchoté, avec Hank Bennink, Paul Lowens, de la country sous acides, de l’impro pure et dure, des chansons dérangées, un immense répertoire de reprises détournées, un peu d’esprit klezmer, un peu de dadaïsme, pas mal de punk, du banjo à l’ancienne, de l’indus préhistorique, des protest-songs et un sens de la dérision en politique, du collage et du bricolage, et tout le pataquès sorti sur ses propres labels, Parachute et House of Chadula. Il y a aussi sa manière de jouer : ses doigts dérapent sur toute la longueur du manche de sa guitare ou de son banjo, et l’on se retrouve profondément emmêlé à la musique, dans des arpèges pétaradants joués à la vitesse du son, redécouvrant avec stupeur que la guitare est bien un instrument à cordes, de ces cordes qui font les filets de pêche quand on les tresse ensemble.
Lorsque les doigts d’Eugene Chadbourne partent sur le manche, c’est du bobsleigh. Eugene, c’est une toupie qui se met à prendre de la vitesse et, déçue par les limites physiques de l’univers, explose en feu d’artifice pour crépiter plus loin et plus fort.
Moins il s’accorde, plus il joue juste.
Les reprises d’Eugene sont légion : comme le coucou, il pond ses œufs dans le nid des autres. Il violente Sun Ra, Pink Floyd, Gerschwin, Creedence Clearwater revival, Zappa, lui-même et va jusqu’à reprendre Nazi punks fuck off des Dead Kennedys au banjo, en déclarant au début du morceau : « from the irish band, the dead kennedys ». Sur l’album The Zu side of Eugene Chadbourne, il maltraite en compagnie du groupe italien Zu toutes sortes de classiques, à tel point qu’on n’y retrouve plus trace de l’original, si ce n’est dans le titre : in a gadda da Chadbourne, O Chadbourne mio, Chadbourne in the sky with diamonds, Everybody needs a Chadbourne (to love) … Eugene se trimbale toujours un gros livre hirsute, sorte de vieux grimoire de feuilles superposées, collées, scotchées les unes aux autres dans un savant désordre : c’est son livre de chants, où il stocke la mémoire de ses reprises. Ca finit par former des strates géologiques. On y trouve entre autres des vieux trucs de bluegrass, dont il est très friand, des machins des Appalaches, des banjories, des vieux blues antédiluviens. Eugene a publié un disque qui s’appelle The Doc Chad banjo book, pour la pochette duquel il a détourné la couverture d’une vieille méthode de Banjo, rajoutant "Doc Chad" au gros marqueur noir au-dessus du titre "Banjo Book". Il a poussé le bouchon jusqu’à reprendre Bach, sur un disque paru chez Volatile records, German country and western. Il raconte dans les notes de pochette qu’à force d’attendre pendant les tournées, il s’est mis à gratouiller sur son banjo pour retrouver les mélodies des fugues de Bach, et qu’il a fini par tout reconstituer. Au final, c'est un disque méditatif, et Bach y sonne comme un derviche tourneur. Ca le dépoussière un bon coup.
Eugene est un punk: il fait tout lui-même car il aime la liberté. D'abord journaliste, il a fui la guerre du Vietnam pour le Canada, avant de revenir quand le gouvernement a amnistié les objecteurs de conscience. Maintenant, il vit en Caroline du Nord, il part fréquemment de chez lui pour donner des concerts et collaborer un peu partout dans le monde, le plus souvent dans des festivals de jazz et de musique improvisée, et il sort des disques, beaucoup de disques. Il les trimbale dans une valise, et il peut en étaler sur toute une table comme un brocanteur surréaliste. Depuis qu'il a découvert le graveur de CD, il grave le plus souvent lui-même ses propres albums et les envoie à ceux qui les lui commandent dans des pochettes qu'il fabrique lui-même, avec une paire de ciseaux, du carton, des timbres, des photos découpées, des collages, et des marqueurs. Même quand ses disques existent en boîtier cristal, il en vend des exemplaires bricolés main parce qu'il aime la liberté, le collage, l'accident, il aime se perdre et abhorre la perfection, qui est un appauvrissement.

www.eugenechadbourne.com

Les disques d'Eugene
http://terribabuleska.free.fr/images/THE%20ALMOST%20COMPLETE%20EUGENE%20CHADDBOURNE%20V2.jpg









source : merci à Pierre Bastien


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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 14:58

Jan Švankmajer, né le 4 septembre 1934, est un artiste surréaliste tchèque.

http://www.dvdclassik.com/V2/Critiques/svankmajer2.jpg

Ses animations ont considérablement influencé d'autres artistes (dont les frères Quay). Ses deux travaux les plus connus sont probablement Alice et Faust.

http://mmimages.moviemail-online.co.uk/Article-Jan-Svankmajer.jpg

 
JAN SVANKMAJER
Grand maître méconnu mais ô combien influent du cinéma d'animation et du cinéma tout court, Jan Svankmajer est peut-être bien l'un des derniers surréalistes encore en activité. Profitons de la sortie en DVD de son dernier film, Little Otik, pour dresser un portrait de ce personnage unique en son genre.
Comment aborder ce monument qu'est Jan Svankmajer? Impossible en quelques lignes. Aussi tenterons-nous au mieux d'effleurer ce génie. Car il s'agit bien là d'un des grands pionniers de l'animation, et plus particulièrement de l'animation en volume, au même titre que Chuck Jones, Walt Disney ou Ozamu Tezuka. Un pionnier honteusement méconnu du grand public (merci à Arte de diffuser de temps en temps ses oeuvres dans ses programmes courts) qui a réussi à insuffler à l'animation une profondeur de sens rare, qui va fouiller dans les recoins de l'inconscient humain. "Dans les vieux grimoires des sorcières, on disait que pour chasser un démon ou un monstre, il fallait trouver son nom. C'est la méthode que j'utilise pour chasser mes angoisses et mes peurs. Je les nomme dans mes films." : l'animateur tchèque résume dans cette phrase tout son art .

Dans son univers bizarroïde, des steaks dansent le tango et copulent dans la farine, une étrange cuisinière fabrique des cookies en charbon dans une cave ou encore les objets d'un appartement en font voir de toutes les couleurs à son locataire. Mais ces débordements surréalistes trouvent toujours un écho dans notre psyché ou une interprétation politique ou sociale, si bien que souvent ses films furent censurés pour les idéologies qu'ils véhiculent. D'ailleurs ses films ne parlent pas, ils utilisent à 100% le langage cinématographique, des images et des sons, pour faire passer ses messages. Et si le grand public connaît peu le bonhomme, beaucoup de réalisateurs avouent ouvertement avoir été influencés un jour ou l'autre par son travail, comme Tim Burton, Darren Aronofsky ou bien Milos Forman, qui l'a décrit comme le croisement entre Walt Disney et Luis Bunuel, bref un drôle d'hybride...

Mais essayons d'aborder plus en détail cet univers infiniment riche, tantôt onirique tantôt cauchemardesque. Et ce au travers de quatre oeuvres emblématiques de la "Svankmajer Touch" : les deux longs métrages Alice et Little Otik, et les deux courts Possibilités du dialogue et Food.


Alice (1987)ALICE (1987)

Comme le sale gosse qui aime détruire ses jouets, Svankmajer prend plaisir à donner vie sous nos yeux à des objets salis, usagés, abîmés, déglingués. Et quand il décide d'adapter Alice au pays des merveilles, forcément le lapin blanc devient une vieille fourrure empaillée et le chat du Cheshire un squelette débraillé. Contrairement à celle de Disney, cette adaptation n'édulcore pas le sadisme de la blondinette présent dans l'oeuvre de Lewis Carroll : les pauvres animaux que rencontre Alice dans son périple en prennent vraiment pour leur grade! Ici toute la magie de l'animation en volume, la même qui habitait les films de Ray Harryhausen, à la fois poétique et troublante, est mise à contribution pour servir les visions absurdes et étranges du livre. Grand fan de Carroll, qui est quand même mine de rien le précurseur du mouvement surréaliste, Svankmajer lui a rendu officiellement hommage deux autres fois, à l'occasion de Jabberwocky et Dans la cave.


POSSIBILITES DU DIALOGUE (1982)POSSIBILITES DU DIALOGUE (1982)

Primé dans plusieurs festivals et déclaré meilleur court-métrage des trentes années d'existence du festival d'Annecy en 1990, ce court-métrage en trois parties est certainement le plus emblématique du style Svankmajer, de sa façon de prendre un thème et d'en créer une métaphore 100% visuelle : tout est dit dans le titre et l'animation fait le reste. La limpidité du message est d'autant plus désarmante que les moyens utilisés sont rudimentaires. Dialogues de sourds, passions déchirantes ou encore aliénations sociales prennent ici vie grâce à de la terre glaise animée, à une brosse à dent et un tube de cirage, une table en bois, ou encore à des personnages faits d'assemblages d'objets divers semblant tout droit sortis d'une composition picturale d'Archimboldo. Un petit chef-d'oeuvre, je vous dis!


FOOD (1992)FOOD (1992)

La nourriture est un des thèmes récurrents dans l'oeuvre de Svankmajer, qui avoue avoir eu une phobie des aliments étant enfant. Du coup, maintenant il se venge dans ses films en leur faisant subir les pires outrages, comme dans Meat Love où deux steaks dansent le tango avant de finir dans la poêle. Dans Food, il caricature le rituel du repas par des processus répétitifs rappelant parfois l'univers procédural de Kafka. L'animation tire, ici encore plus que d'habitude, sa maestria du pouvoir suggestif du montage et des bruitages. Dans les trois parties du métrage (petit-déjeuner, déjeuner, dîner : rien de plus logique!), des personnages se voient transformés en machines distributrices de fast-food, assaisonnent allégrement une partie au choix de leur corps avant de s'en délecter, ou bien dévorent absolument tout ce qu'ils ont à portée de main, serviettes, assiettes, chaises, table, enfin tout quoi! Après ça, vous ne regarderez plus votre steak de la même manière...


LITTLE OTIK (2000)LITTLE OTIK (2000)

Quatrième long métrage de Svankmajer, Little Otik est dans la continuité de Conspirators of Pleasure : après avoir traité la sexualité, c'est le thème de la maternité qui suit. Et comme pour celui-ci, il traîte le sujet au travers de personnages aux comportements compulsifs et obsessionnels, enfin, bien frappés du ciboulot quoi! Tirée d'un conte pour enfants, l'histoire dépeint un couple stérile qui adopte le petit Otik, qui n'est rien d'autre qu'un... hum... un bout de bois! Incarnant toutes leurs frustrations parentales, il va bien sûr prendre vie et avoir une fâcheuse tendance à dévorer tout être vivant l'approchant, depuis le chat domestique jusqu'au facteur. Comme dans les autres films récents du réalisateur, l'animation tient une place relativement minime (principalement le petit Otik) et pourtant les scènes live apportent tout autant d'évocation surréaliste que les scènes en stop-motion, un peu comme si les humains qui jouent dans le film étaient traités comme des marionnettes, des caricatures grand-guignolesques. Cette version trash de Pinocchio terriblement construite suit une évolution implacable, où l'irréel prend de plus en plus de poids jusqu'à une conclusion fatale...

NB: A noter que la plupart des courts métrages de Svankmajer est sortit le 10 juin 2003 en DVD  sur deux volumes.





www.jansvankmajer.com

Source:  Momette



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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 11:12
Le moustache show 4 | 47 mn | 67 Mo

télécharger via Rapidshare



FACE A

01 - The Mae shi : Lamb and the lion
02 - The Death set : Around the world
03 - Kiiiiiii : 4 little joeys
04 - Battles : Atlas
05 - Northern state : Suck a mofo
06 - Yah mos def : Stockton to malone
07 - Dan le sac Vs Scroobious pip : Thou shalt always kill


FACE B

01 - Stupeflip : Krou kontre attak
02 - Ghinzu : Till you faint
03 - Nirvana : Love buzz
04 - L7 : Wargasm
05 - The Thermals : A pillar of salt
06 - Teddybears : Cobrastyle
07 - Tweak bird : Shivers

BONUS VIDEO


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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 08:14


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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 20:47
http://2modern.blogs.com/photos/uncategorized/2008/05/04/hotel_everland_at_palais_de_tokyo_2.jpg

Le Palais de Tokyo accueille un projet exceptionnel proposé par les deux artistes suisses Sabina Lang et Daniel Baumann, qui signent leurs œuvres "L/B". Intervenant à la fois sur les territoires de l'art, du design et de la vie quotidienne, ces deux artistes aiment à placer leurs œuvres au cœur des situations les plus "réelles". Pour le Palais de Tokyo, ils proposent une installation nommée "Hôtel Everland".
Installée précédemment sur le toit du bâtiment du Musée de Leipzig, en Allemagne, cette œuvre exceptionnelle est à présent pour la première fois en France et, pendant une année entière, sur le toit du Palais de Tokyo, à Paris, du 1er novembre 2007 au 31 décembre 2008.

LE CONCEPT
"Hôtel Everland" est une œuvre dont le principe est de placer le visiteur dans la situation réelle de l'utilisation d'une chambre d'hôtel. L'illusion devant être parfaite, la réalité de fonctionnement d'un hôtel doit être respectée, tout en n'oubliant pas que le Palais de Tokyo est un lieu d'expositions, qu'il s'agit bien d'une œuvre d'art et non d'un hôtel commercial et que ce qui pourrait paraître comme une ambigüité constitue le fondement même du travail des artistes qui souhaitent que le visiteur devienne véritablement partie intégrante de l'œuvre.

http://www.luxury-design.com/img_news/071101034323small02.jpg

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 19:17


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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 09:28
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Et déja la version verte !

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 14:08
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 16:31

 

 

 

L’ambrotype est un procédé photographique élaboré par James Ambrose Cutting en 1854.

Technique : négatif sur plaque de verre au collodion, sous-exposé à la prise de vue, puis blanchi chimiquement au développement. Posée sur un fond noir, l'image apparaît en positif. Très utilisé pour les portraits.
Obtention des images (2 à 4 secondes) et prix de revient peu coûteux.


http://farm1.static.flickr.com/50/132836678_10dbb1fee2.jpg?v=0





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pour croiser la caravane
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